SOCIETE - handicap
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| Briser la spirale de l'isolement |
| Les personnes handicapées ont du mal à se déplacer. Les
moyens de transport, publics et privés, restent peu accessibles aux fauteuils
roulants. L'association Liens handi-coeur a donc décidé d'acheter un mini-bus
pour faciliter la vie des personnes handicapées. |
C'est une triste réalité. Malgré les
promesses et les journées en faveur des personnes handicapées, rien ne bouge
vraiment. Un constat effectué par l'association Liens handi-coeur. "Il y a
notamment un véritable déficit des pouvoirs publics en ce qui concerne les
transports>, regrette Carmen Stigliano. "Les moyens de transport (bus,
train) sont peu, voire pas du tout accessibles aux personnes
handicapées>, poursuit la présidente de l'association qui a pour mission
d'aider, de soutenir, de défendre les personnes handicapées et de lutter contre
l'isolement des plus défavorisés. Du coup, les membres de Liens handi-coeur ont
décidé d'accélérer les choses. Les bénévoles ont monté un projet qui vise
l'acquisition d'un mini-bus.
"Pour l'heure, nous bénéficions de celui
de l'Association des paralysés de France. Mais nous ne pouvons l'utiliser que
pour nos réunions, pas à titre individuel>, souligne Carmen Stigliano. Le
véhicule recherché est un Renault Masters, d'une capacité de neuf places (quatre
sièges, et les emplacements pour cinq fauteuils roulants). "Il sera à la
disposition de toutes les personnes handicapées, y compris celles qui ne sont
pas membres de l'association. Elles pourront le demander pour aller faire leurs
courses, pour leurs rendez-vous chez le médecin ou pour effectuer leurs
démarches administratives, moyennant une participation aux frais.> Le
rayon d'intervention comprendrait Stiring-Wendel, Forbach, Freyming-Merlebach,
Sarreguemines, etc.
Seul hic: le coût du mini-bus est de 51 000 Eur.
Liens handi-coeur possède 15 000 Eur en caisse. "Nous avons organisé des
animations, vendu des calendriers pour assurer un auto-financement.> Une
soirée dansante est aussi programmée le 29 octobre à l'espace Rémy-Botz, ainsi
qu'une tombola et un tournoi de foot en novembre. Tout cela afin de collecter
des fonds. L'association compte aussi sur le soutien des collectivités locales
et de sponsors privés pour compléter la somme. "En ce sens, nous avons écrit
des courriers aux professionnels de la santé, ainsi qu'au coordinateur régional
de l'Association française de lutte contre les myopathies.> Des demandes
de subventions, notamment au conseil général, vont suivre. "L'idéal serait de
pouvoir en disposer au mois de mai 2006", espère Carmen Stigliano.
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